Dans cette interview, Véronique partage une vision humaniste et écologique de la vie.
Lorsqu’elle réfléchit à ce qui a réellement de la valeur à ses yeux, deux éléments apparaissent immédiatement : l’humain et la planète. Pour elle, la Terre ne doit pas être considérée comme une simple ressource à exploiter, mais comme un élément essentiel du vivant, auquel nous appartenons pleinement.
Véronique raconte son émerveillement lorsqu’elle se promène en pleine nature, au bord de la mer ou en forêt. Elle prend le temps de regarder, d’observer et même de remercier pour la beauté qui l’entoure. Cette capacité à s’émerveiller devant la vie constitue pour elle une véritable valeur.
Elle défend également une idée simple mais fondamentale : prendre soin de la planète, c’est aussi prendre soin de soi. Nous n’avons qu’une seule Terre, et notre existence dépend directement de son équilibre. Respecter son environnement, éviter de le salir et prendre conscience de tout ce qu’il nous apporte sont donc, pour Véronique, des gestes essentiels.
À travers son projet, elle aimerait justement transmettre cette philosophie et encourager un retour aux sources, notamment à travers notre rapport à l’alimentation, à la Terre et à ce qu’elle produit.
Mais sa réflexion va encore plus loin. Véronique ne parle pas seulement de protection de l’environnement. Elle défend une véritable reconnexion au vivant : aux plantes, aux arbres, aux animaux et à toutes les formes de vie qui nous entourent.
Elle remet en question la vision selon laquelle l’être humain serait au sommet d’une pyramide et aurait tous les droits sur le reste du vivant. Elle admire au contraire la sagesse de certains peuples autochtones qui ont développé une relation différente avec la nature, en se considérant comme une partie d’un ensemble plus vaste.
Cette déconnexion du vivant pourrait, selon elle, expliquer en partie la violence et les tensions qui traversent notre société. Elle évoque les comportements agressifs du quotidien, les insultes, la colère et cette tendance à toujours chercher le problème à l’extérieur de soi.
Pour Véronique, retrouver un lien avec les choses simples et essentielles pourrait aider chacun à s’apaiser et à être moins « en guerre » contre le monde.
Son message est finalement autant écologique qu’intérieur : le changement commence par soi-même. Elle croit à l’idée qu’il faut travailler sur son « jardin intérieur » pour pouvoir ensuite rayonner autour de soi.
Même si personne n’y arrive parfaitement, l’essentiel reste d’essayer.
Une réflexion sensible et engagée sur le respect de la Terre, l’amour du vivant, les relations humaines, la violence de notre société et la nécessité de retrouver une forme d’harmonie avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure.