Sandrine : deux burn-out pour avoir trop voulu bien faire

Dans ce témoignage, Sandrine revient sur deux épisodes de burn-out qui ont profondément marqué son parcours professionnel.

Depuis toujours, Sandrine se décrit comme une véritable « folle de travail ». Elle travaille beaucoup, ne compte pas ses heures et a longtemps eu tendance à faire passer son activité professionnelle avant tout le reste.

Son premier burn-out survient en 2008. Alors qu’elle travaille dans le secteur du vin et du champagne, elle réussit à décrocher un important contrat avec les casinos Joa grâce à son réseau professionnel. Mais après avoir contribué à obtenir ce contrat, elle se retrouve brutalement écartée. Avec un enfant à charge et presque plus d’argent sur son compte bancaire, elle s’effondre.

Elle réussit pourtant à se relever et poursuit son parcours professionnel.

Quelques années plus tard, en 2016, elle connaît un deuxième burn-out. Cette fois, elle travaille dans l’immobilier. En seulement six mois, alors qu’elle n’avait encore jamais vendu de maison, elle devient la deuxième meilleure vendeuse de 18 agences locales. Mais malgré ces résultats exceptionnels, on lui fait comprendre que ce n’est toujours pas suffisant.

Sandrine travaille alors de 8 heures à 20 heures, ne prend quasiment jamais de vacances, travaille le samedi et néglige progressivement sa santé. Elle ne pèse plus que 45 kilos.

Même les récompenses professionnelles deviennent une source de pression. Elle participe à un challenge permettant de gagner un voyage à New York et termine deuxième du classement régional. Pourtant, au lieu de profiter de cette réussite, elle finit par comprendre qu’elle est arrivée au bout de ses forces.

Son médecin l’accompagne alors dans une clinique et l’aide à retrouver progressivement confiance en elle. Il lui conseille de créer sa propre société.

Cette décision va changer sa vie.

Sandrine crée son entreprise dans l’immobilier et découvre progressivement une nouvelle façon de travailler. Après plusieurs années, elle décide également de quitter le fonctionnement en SASU et de passer au portage salarial, une organisation qui lui permet de continuer son activité tout en bénéficiant du statut de salariée.

À travers son histoire, Sandrine pose une question essentielle : jusqu’où peut-on aller pour son travail avant de finir par s’oublier soi-même ?

Elle raconte également une troisième période particulièrement difficile, liée cette fois à la maladie de sa maman.

Un témoignage sur le travail, l’épuisement, la perte de confiance, mais surtout sur la reconstruction et la capacité à changer de vie après avoir atteint ses limites.

Car parfois, il faut s’arrêter pour comprendre qu’il est possible de travailler autrement… et surtout de vivre autrement.