Dans ce témoignage, Mark partage sa vision de la musique, de la transmission et de la culture populaire.
Passionné par les pratiques musicales collectives, il évoque d’abord le niveau de certains musiciens de la région, notamment les trompettistes et les saxophonistes. Pour lui, cette qualité repose en grande partie sur le travail, mais aussi sur une véritable émulation entre les générations.
Mark cite plusieurs musiciens qui ont contribué à transmettre leur savoir et à faire progresser les jeunes générations. Pour lui, lorsqu’un jeune musicien peut apprendre auprès de musiciens expérimentés, jouer avec eux et se confronter à leur niveau, une véritable dynamique se crée.
Mais Mark regrette de ne pas retrouver cette même émulation à Mèze. Il s’interroge notamment sur le devenir des élèves qui fréquentent les écoles de musique. Apprendre un instrument est une première étape, mais encore faut-il ensuite pouvoir jouer avec d’autres, intégrer un groupe, une harmonie ou un orchestre et participer à la vie musicale locale.
Il compare cette situation avec ce qu’il a connu dans le Nord de la France, où les harmonies municipales, les majorettes, les concours et les grands rassemblements musicaux faisaient partie de la vie des communes.
Des centaines de musiciens pouvaient alors se retrouver pour jouer ensemble, créant une énergie collective impressionnante.
Cette réflexion conduit Mark vers un autre aspect de la culture du Nord : le carnaval.
Il évoque notamment le carnaval de Dunkerque, qu’il considère comme un exemple exceptionnel de participation populaire. Là-bas, les habitants ne sont pas simplement spectateurs. Ils « font » le carnaval. Les quartiers et les communes participent, les habitants ouvrent leurs maisons, accueillent les carnavaleux, offrent à boire et à manger et contribuent tous à cette grande fête collective.
Pour Mark, c’est toute la différence entre regarder un défilé et véritablement vivre un carnaval.
Il évoque également Pointe-à-Pitre, autre lieu qu’il associe à cette culture particulièrement forte de la fête.
À travers son témoignage, Mark parle finalement de bien plus que de musique ou de carnaval. Il évoque le besoin de créer du lien, de transmettre une culture, de faire participer les habitants et de donner aux jeunes l’envie de devenir à leur tour acteurs de la vie culturelle.
Un témoignage sur la musique, les traditions populaires, la transmission et surtout sur cette formidable énergie collective qui naît lorsque les habitants ne se contentent plus de regarder la fête… mais la vivent pleinement.