La plus grande souffrance de sa vie : voir son fils souffrir

Laurette revient sur l’une des périodes les plus douloureuses de sa vie : les années durant lesquelles son fils souffrait intensément de douleurs qu’elle ne parvenait pas toujours à soulager. De ses 3 à ses 8 ans, son fils a connu des épisodes de douleur particulièrement difficiles à vivre pour lui comme pour sa mère. Il pouvait hurler, dire qu’il allait mourir et rester inconsolable. Face à cette souffrance, Laurette se sentait impuissante et devait trouver des solutions par elle-même. Elle raconte notamment comment elle a découvert que les trajets en voiture pouvaient l’apaiser. À certaines heures du jour ou de la nuit, elle prenait alors le volant et tournait autour des pâtés de maisons pendant parfois une heure, jusqu’à ce que les vibrations de la voiture permettent enfin à son fils de s’endormir. Avec le recul, Laurette mesure combien cette période a été éprouvante. Elle évoque également les nombreux appels de l’école lui demandant de venir chercher son fils parce qu’il souffrait encore de douleurs au ventre. Ce qui est particulièrement touchant dans son récit, c’est le décalage entre son propre souvenir de cette période et celui de son fils, qui semble aujourd’hui en avoir très peu de souvenirs. Laurette y voit aussi une forme de soulagement : si cette souffrance a profondément marqué sa mère, elle n’a pas laissé la même empreinte dans la mémoire de son enfant. Au fil de son témoignage, Laurette aborde également la question de la douleur, de la sensibilité et de la souffrance liée aux problèmes digestifs, avant d’évoquer son rapport à la violence. Elle explique qu’elle n’a jamais été violente et qu’elle préfère fuir face à une situation dangereuse. Elle insiste cependant sur une autre forme de violence, plus invisible : la violence psychologique, qui peut selon elle être tout aussi destructrice que la violence physique. Enfin, Laurette partage ce qui lui permet de continuer à avancer malgré les difficultés : sa capacité à rester positive. Elle accepte les moments de tristesse, les larmes et les périodes difficiles, mais elle refuse de considérer ces moments comme définitifs. Pour elle, la vie n’est pas linéaire. Il y a des jours heureux et d’autres plus difficiles. L’important est de continuer à avancer et d’essayer, petit à petit, d’aller vers des jours meilleurs. Un témoignage sur la souffrance d’un parent face à la douleur de son enfant, mais aussi sur la résilience, la violence psychologique, l’acceptation des émotions et la volonté de continuer à vivre pleinement.