Dans cet échange, Nicolas porte un regard sur le chemin qu’il a parcouru et sur ce que signifie, pour lui, réussir sa vie.
Avec une certaine philosophie et beaucoup d’humour, il explique avoir parfois le sentiment qu’il pourrait mourir aujourd’hui sans regret. Une phrase qui pourrait sembler définitive, mais qui exprime surtout une profonde reconnaissance envers la vie qu’il a menée.
Car Nicolas sait qu’il lui reste encore énormément de choses à découvrir : des personnes à rencontrer, des musiques à écouter, des voyages à vivre et des oiseaux à observer. Pourtant, lorsqu’il regarde derrière lui, il ressent avant tout de la gratitude.
Il revient sur son parcours musical, sur cette passion présente depuis l’enfance et sur la chance d’avoir pu en faire une activité professionnelle. Il évoque également les différentes étapes nécessaires pour entrer dans les codes institutionnels de la musique, obtenir des diplômes et pouvoir enseigner ou se produire.
Mais Nicolas refuse l’idée qu’il n’existerait qu’un seul chemin pour faire de la musique. Pour lui, il y a autant de musiques que de musiciens et autant de façons de vivre cette passion que de personnalités.
Il partage également sa vision très personnelle de l’échec. Pour lui, un échec n’est jamais nécessairement définitif : il peut être une réussite qui n’est pas encore arrivée. Une rupture ou une incompréhension peut parfois être transformée par une nouvelle rencontre ou par le temps.
Lorsqu’il parle de réussite, Nicolas se montre beaucoup plus modeste. Il peut évoquer avec humour une simple omelette réussie, mais aussi un beau concert ou la création d’un lien fort avec quelqu’un.
Finalement, sa plus grande réussite pourrait être cette capacité à regarder son existence avec sérénité et à se dire qu’il pourrait partir sans regrets.
Nicolas livre ensuite sa définition d’une « vie bonne ». Une vie dans laquelle les accidents deviennent parfois des surprises, où les épreuves peuvent ouvrir de nouvelles portes et où l’on arrive au bout du chemin sans lourdeur ni amertume.
Il évoque notamment Georges Brassens et sa vision d’une existence riche malgré sa simplicité : un arbre, une rue, un village, un amour. Une philosophie qui rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les expériences ou les possessions pour avoir le sentiment d’avoir vécu une vie pleine.
Enfin, lorsqu’on lui demande ce qu’il lui reste à accomplir, Nicolas répond avec une grande sincérité : il n’en sait rien.
Il sait simplement qu’il continuera à rencontrer des gens, à découvrir de nouvelles complicités et à vivre de nouvelles expériences. Et s’il devait lui rester quelque chose à réparer, ce serait peut-être certaines relations marquées par une incompréhension ou une blessure.
Mais au fond, Nicolas se considère comme privilégié.
Un témoignage sur le temps qui passe, les rencontres, la musique, les échecs, les réussites et surtout cette quête finalement très simple : être capable de regarder sa vie et de se dire que l’on est en paix avec elle.