Quand le corps dit stop : Mathilde raconte son expérience du surmenage
Dans ce témoignage, Mathilde revient sur une période de sa vie où elle travaillait sans relâche, multipliant les projets, les responsabilités et les créations.
Son métier lui demande énormément d’investissement. Elle doit constamment imaginer, créer, organiser et porter de nouveaux projets. Passionnée et habituée à avancer grâce à sa force mentale, Mathilde a longtemps pensé qu’elle pouvait repousser ses limites et continuer à travailler malgré la fatigue.
Mais en 2019-2020, son corps finit par lui imposer un arrêt brutal.
Alors qu’elle enchaîne les activités professionnelles, notamment dans le cadre de sa résidence de territoire à Mèze, elle commence à ressentir des symptômes inquiétants. Elle a du mal à tenir debout et souffre notamment de maux de tête. Elle pense d’abord à une simple fatigue ou à un problème lié à son alimentation.
Pourtant, son état va rapidement s’aggraver.
Sur l’autoroute, son corps se fige soudainement. Elle se met à baver et constate qu’une de ses mains ne répond plus normalement. Mathilde comprend alors que quelque chose de sérieux est en train de se produire.
Elle évoque un AVC ou un AIT et raconte cet épisode avec beaucoup de recul, comme le moment où son corps lui a finalement imposé une limite qu’elle n’avait pas réussi à poser elle-même.
À cette époque, Mathilde était notamment arrivée au terme de trois années de résidence de territoire à Mèze, où elle était responsable du projet. Pendant trois ans, elle avait dû créer, organiser et faire vivre de nombreuses actions, avec une pression importante.
La dernière année avait été particulièrement intense. Alors qu’elle devait déjà mener de nombreux projets, elle préparait également un spectacle solo, une création qui représentait à elle seule une charge de travail considérable.
Elle avait donc accumulé les responsabilités et les « casquettes ».
Avec le recul, Mathilde considère que son corps lui a simplement dit stop.
L’arrivée du Covid-19 a d’ailleurs contribué à rendre possible cette pause forcée. Alors que de nombreuses activités s’arrêtaient, elle a enfin pu ralentir et abandonner plusieurs de ses engagements.
Mais cette expérience lui a surtout appris une chose : le mental ne peut pas toujours prendre le dessus sur le corps.
Mathilde a souvent pensé qu’elle avait encore assez d’énergie pour continuer. Pourtant, son corps lui rappelait régulièrement ses limites.
Une phrase résume particulièrement bien cette philosophie qu’elle a fini par comprendre : « C’est le corps qui décide chez moi. »
À travers son témoignage, Mathilde parle donc de création, de passion professionnelle, de surmenage, de pression et de la difficulté à savoir quand il faut s’arrêter.
Une histoire qui invite aussi à s’interroger : jusqu’où peut-on repousser ses limites avant que le corps ne décide lui-même de nous arrêter ?