May Cécile : « Ma plus belle création, ce sont mes enfants »

May-Cécile : « Ma plus belle création, ce sont mes enfants »

Lorsqu’on demande à May-Cécile quelle est, parmi toutes ses créations, celle dont elle est la plus fière, sa réponse est immédiate : ses enfants.

Dans ce témoignage, elle raconte son expérience de mère et les difficultés, les découvertes et les bonheurs qui ont accompagné l’éducation de ses trois enfants, aux personnalités et aux fonctionnements très différents.

May-Cécile assume une éducation basée sur des règles et des limites. Pas de téléphone trop tôt, une utilisation encadrée des écrans, des sanctions lorsque cela est nécessaire : avec son mari, elle revendique le choix d’être des parents stricts. Pour elle, ces règles ont pour objectif de préparer leurs enfants à devenir des adultes responsables et autonomes.

Mais c’est surtout le parcours de ses filles et de son fils qui rend cette histoire particulièrement riche.

Sa première fille, Gabrielle, montre dès son plus jeune âge une curiosité et des capacités hors du commun. À seulement deux ans et demi, alors qu’elle n’est pas encore entrée à l’école maternelle, elle commence à lire seule.

Ses parents découvrent progressivement qu’elle possède une avance académique importante. À l’école, son potentiel est rapidement remarqué et elle saute une première classe. Une équipe éducative estime même qu’à cinq ans, son niveau académique correspond à celui d’un enfant beaucoup plus âgé.

Mais ses parents refusent ensuite un deuxième saut de classe, estimant que la maturité émotionnelle de leur fille ne suit pas nécessairement son avance intellectuelle.

Ils découvrent alors que les classes à plusieurs niveaux lui conviennent particulièrement bien, car elles lui permettent d’être constamment stimulée.

Lorsque l’école ne lui propose pas suffisamment de nouveaux apprentissages, les difficultés apparaissent. May-Cécile raconte notamment une année particulièrement compliquée durant laquelle sa fille est considérée comme distraite ou difficile à gérer.

Pour elle, Gabrielle n’était pas simplement une enfant qui ne tenait pas en place : elle avait surtout une immense soif de connaissances.

Cette curiosité accompagne Gabrielle depuis toujours. Elle adore l’école, réclame la rentrée pendant les vacances et dévore les livres.

Aujourd’hui adolescente, elle s’intéresse notamment aux sciences et à l’anatomie humaine et nourrit un projet très précis : devenir médecin, avec l’envie de se spécialiser en psychiatrie.

Sa deuxième fille présente elle aussi un fonctionnement différent, mais de manière beaucoup plus calme. L’école avait proposé une évaluation de son potentiel, mais celle-ci n’a finalement pas pu être réalisée durant l’école primaire.

Contrairement à sa sœur, cette enfant ne réclame pas constamment davantage de stimulation. Elle avance tranquillement, fait ce qu’on lui demande et progresse à son rythme.

Son entrée au collège oblige toutefois ses parents à l’encourager davantage à sortir de cette attitude très calme.

Et puis il y a son fils, dont le parcours est encore différent. Dyslexique, il a longtemps eu besoin d’être encouragé et accompagné pour avancer.

May-Cécile résume alors parfaitement le défi auquel la famille a été confrontée : avec son fils, il fallait pousser ; avec ses filles, il fallait parfois freiner.

Pour accompagner chacun de leurs enfants, May-Cécile et son mari ont beaucoup cherché, beaucoup lu et multiplié les recherches afin de comprendre leurs besoins.

Ils ont appris qu’il n’existe pas une seule manière d’éduquer ou d’accompagner un enfant.

Chaque personnalité demande une attention différente.

À travers cette histoire, May-Cécile parle donc de parentalité, d’éducation, de haut potentiel, de dyslexie, de curiosité, de réussite scolaire et surtout de la nécessité de comprendre l’enfant avant de vouloir le faire entrer dans une case.

Son témoignage rappelle une chose essentielle : derrière un comportement parfois difficile à comprendre, il peut y avoir un besoin particulier, une grande curiosité ou simplement une manière différente d’apprendre.

Pour May-Cécile, sa plus grande fierté reste finalement de voir ses trois enfants devenir eux-mêmes, chacun avec son propre chemin.

Une histoire de famille, d’éducation et de transmission à découvrir dans ce nouveau témoignage.