Dans ce nouveau témoignage, Gérard aborde des questions universelles : le vieillissement, la mort, les croyances, la transmission et le désir de laisser une trace après sa disparition. Après une vie marquée par deux carrières, l’une professionnelle et l’autre artistique, Gérard regarde aujourd’hui le temps qui passe avec davantage de recul. La musique, la poésie et l’écriture ont occupé une place importante dans son existence et, désormais, un projet lui tient particulièrement à cœur : publier un livre. Il ne cherche pas nécessairement le succès ou la reconnaissance. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est laisser quelque chose derrière lui. Quelques pages, quelques textes, quelques chansons qui pourront continuer à exister après sa mort. Gérard parle également du regard des autres et de l’image que l’on peut renvoyer. Il sait que certaines personnes peuvent l’envier en voyant sa maison, sa famille ou son parcours. Mais il sait aussi que l’apparence ne permet jamais vraiment de connaître quelqu’un. La transmission occupe une place centrale dans son témoignage. Lui qui a commencé la poésie avec peu de connaissances souhaite aujourd’hui encourager ceux qui débutent dans l’écriture et leur donner envie de persévérer. Il pense aussi à ses enfants et à son petit-fils, qu’il voit déjà baigné dans la culture et la musique grâce à l’éducation que lui donne sa mère. Puis vient la question de la mort. Une expérience douloureuse vécue auprès d’une amie de sa femme, décédée après une longue maladie en soins palliatifs, a profondément marqué Gérard. Cette expérience l’a conduit à réfléchir davantage à la fin de vie et à ses propres volontés. Pour lui, l’essentiel est de conserver une certaine autonomie : pouvoir écrire, utiliser son ordinateur, marcher, manger, boire, sortir dans la nature et continuer à profiter de la vie. Il ne souhaite pas que son existence soit prolongée à tout prix s’il devait devenir totalement dépendant. Gérard évoque également son rapport à la religion. Après avoir été très fortement imprégné de catholicisme dans sa jeunesse, il a pris ses distances avant de retrouver progressivement une forme de spiritualité personnelle. Aujourd’hui, il associe davantage Dieu à la nature et défend une vision tolérante des différentes religions. Enfin, lorsqu’il se demande ce qu’il aimerait laisser derrière lui, Gérard ne parle pas de fortune ou de gloire. Il aimerait simplement que l’on se souvienne de son histoire : celle d’un homme qui a parfois avancé plus lentement que les autres, qui a dû travailler énormément pour construire sa vie, qui a connu ses propres difficultés mais qui a finalement réussi à créer son chemin. À travers ses enfants, ses petits-enfants, ses chansons, ses poèmes et peut-être bientôt son livre, Gérard espère laisser une petite trace de son passage. Un témoignage touchant sur le temps qui passe, la fin de vie, la foi, la transmission et cette volonté profondément humaine de ne pas disparaître complètement.