Catherine partage son expérience marquante en tant que directrice d’école maternelle, un rôle qu’elle a assumé malgré elle. Institutrice dans l’âme, elle a toujours préféré enseigner et travailler en équipe plutôt que de prendre la tête d’une structure. Pourtant, face aux difficultés rencontrées dans son école et à l’absence de volontaires, elle a décidé de se porter candidate pour ce poste, espérant améliorer la situation.
Cependant, cette transition s’est avérée bien plus complexe qu’elle ne l’imaginait. Catherine raconte comment ses relations avec ses collègues ont changé du jour au lendemain, certains ne la voyant plus comme une des leurs. Cette distance relationnelle, qu’elle n’avait pas anticipée, a été une source de déception et de souffrance, d’autant plus qu’elle se retrouvait isolée dans un rôle qu’elle n’avait jamais envisagé pour elle-même.
Dans ce témoignage poignant, elle revient également sur les nombreux défis qu’elle a dû relever : gérer des tâches administratives sans formation, répondre aux sollicitations tout en continuant à enseigner, et faire face au manque de moyens, notamment l’absence d’un secrétariat. Malgré tout, cette période difficile lui a permis d’acquérir de nouvelles compétences, comme l’informatique, et de découvrir des forces insoupçonnées en elle-même.
Catherine nous livre ici un récit sincère, touchant et rempli d’enseignements sur les réalités du terrain dans le monde éducatif, les dynamiques de groupe et la difficulté d’endosser un rôle de leader lorsqu’on préfère évoluer dans l’ombre. Une réflexion universelle sur le changement, l’adaptation et l’impact des relations humaines dans le cadre professionnel.