Les racines, la mémoire et la langue maternelle peuvent-elles continuer à vivre en nous, même lorsque nous croyons les avoir oubliées ?
Dans ce témoignage Philippe revient sur les fondations qui ont construit son identité. Né dans une famille catalane et élevé au cœur du pays catalan, il raconte son enfance auprès de sa grand-mère Trinité, une femme qui lui a transmis toute sa tendresse, son affection et l’amour de ses origines.
Il évoque également son arrivée à Montpellier, où il prend conscience que son accent catalan le distingue et choisit progressivement de l’effacer pour s’intégrer. Pourtant, cet accent revient instantanément lorsqu’il parle avec sa mère, comme un lien indestructible avec son passé.
Philippe partage aussi l’influence de deux figures masculines marquantes de son adolescence, issues du monde de l’escrime et du rugby, qui ont tenté chacune à leur manière de lui transmettre leur vision de la vie et de ce que signifie devenir un homme.
Mais le moment le plus bouleversant de son récit survient lors du festival Voix Vives à Sète. En entendant une poétesse lire un texte en espagnol, une émotion fulgurante le submerge. Il comprend alors que cette langue réveille quelque chose de profondément enfoui : le catalan, langue maternelle de sa mère et de sa grand-mère, qu’il n’a jamais véritablement appris mais qui demeure gravé dans sa mémoire affective.
À travers cette histoire, Philippe nous rappelle que nos racines ne disparaissent jamais vraiment. Elles vivent dans nos souvenirs, nos émotions, nos accents et les langues qui ont bercé notre enfance.
Une histoire sensible et universelle sur l’identité, la transmission familiale et la puissance de la mémoire.