Carole : après la souffrance, elle choisit la bienveillance

Carole : de la souffrance à la bienveillance

Dans ce témoignage, Carole revient sur les moments les plus difficiles de son parcours et sur la manière dont ils ont profondément influencé son rapport à la vie, à la mort, aux croyances et aux autres.

Elle évoque sans détour une période de grande souffrance au cours de laquelle la violence et l’autodestruction ont fait partie de son quotidien. Épuisée émotionnellement et physiquement, avec le sentiment de porter trop de choses sur ses épaules, Carole a un jour voulu simplement « dormir ».

Derrière ces mots se cachait en réalité une profonde envie que la souffrance cesse.

Son histoire est également marquée par le suicide de son père, alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente de seize ou dix-sept ans. Un événement extrêmement violent, dont elle a appris la nouvelle au retour d’un voyage scolaire.

Cette expérience a forcément bouleversé son rapport à la mort.

Aujourd’hui, Carole explique que ce n’est pas tant sa propre mort qui lui fait peur que celle des personnes qu’elle aime. Ce qui lui est particulièrement difficile, c’est de voir les autres partir et de devoir continuer à vivre sans eux.

Son parcours a également remis en question ses croyances religieuses. Après avoir prié à Saint-Jacques-de-Compostelle, elle a vécu le retour à la réalité comme un véritable bouleversement. Elle a alors pris ses distances avec la religion et choisi de construire une forme de spiritualité plus personnelle, en croyant notamment en ses « étoiles » et aux petits signes de la vie.

Pourtant, les lieux de culte ont progressivement retrouvé une place dans son existence. Sans forcément dire qu’elle a retrouvé la foi, Carole explique ressentir le besoin de retourner dans les églises pour se ressourcer, se recentrer et retrouver un espace de calme.

Au terme de cette réflexion sur son parcours, une valeur s’impose naturellement : la bienveillance.

Carole ne se présente pas comme une personne parfaite. Elle reconnaît ses propres limites et ses moments où elle n’est pas toujours bienveillante.

Mais elle aimerait malgré tout que ce soit cette valeur que l’on retienne d’elle.

Un témoignage profondément humain sur la souffrance, le deuil, la résilience, les croyances, la peur de perdre ceux que l’on aime et la volonté de transmettre quelque chose de positif.

Parce qu’après avoir traversé les moments les plus difficiles, Carole semble avoir choisi de regarder vers ce qu’elle peut encore apporter aux autres : de la bienveillance.