Thomas raconte comment une enfance et une vie marquées par de nombreux déménagements ont progressivement construit son identité.
Jusqu’à son enfance, il change pratiquement de ville chaque année avant de continuer à vivre dans différents endroits de France. De la Bretagne à la côte ouest, en passant par Montpellier, Lyon, Lille ou Nice, ces déplacements lui permettent de découvrir la diversité des cultures régionales françaises.
Pour Thomas, cette expérience a fait de lui une sorte de « caméléon », capable de s’adapter rapidement à des environnements, des habitudes et des façons de vivre très différents. Il considère aujourd’hui que ses véritables racines sont liées à l’océan, à la Bretagne et à cette envie permanente de bouger et de découvrir.
Mais ses voyages lui ont également permis de porter un regard critique sur la manière dont les cultures régionales sont transmises en France. Il regrette notamment la disparition progressive de certaines langues et traditions régionales et estime qu’une partie de cet héritage culturel a été progressivement effacée.
Son expérience de plusieurs pays étrangers lui a ensuite permis de comparer les modèles culturels. Londres lui paraît très mondialisée, tandis que l’Autriche lui donne davantage le sentiment d’avoir conservé certaines traditions historiques. Mais c’est surtout l’Islande qui l’a marqué par son environnement, son héritage nordique et son rapport différent au travail.
Thomas raconte notamment avoir été surpris de voir de nombreuses femmes travailler sur des chantiers et effectuer des tâches particulièrement physiques, ce qui l’amène à réfléchir aux différences culturelles entre les pays et à la question de la répartition des métiers entre hommes et femmes.
Il s’interroge également sur la façon dont certaines professions sont perçues en France et sur la possibilité que les choix professionnels soient influencés autant par la culture que par les discriminations.
Plus largement, Thomas estime que les sociétés modernes ont beaucoup à apprendre les unes des autres. Les pays nordiques, mais également les anciennes civilisations et les cultures issues des anciens empires, peuvent selon lui nous apporter des enseignements précieux.
Pour lui, voyager permet finalement de mieux comprendre le monde… mais aussi de mieux comprendre son propre pays.
Une réflexion sur les racines, les voyages, les cultures régionales, l’identité et tout ce que la découverte des autres peut nous apprendre sur nous-mêmes.