Odile partage avec honnêteté ce que signifie, pour elle, persévérer dans l’existence. Son témoignage traverse vingt-cinq années de vie professionnelle et personnelle marquées par la fatigue, la lassitude et un effort mental constant. Avant de pouvoir mettre des mots sur cette longue traversée, elle a connu des périodes d’épuisement profond, où avancer ne relevait plus de l’élan mais du devoir.
Un devoir envers la société, mais surtout envers l’engagement moral qu’elle s’était fixé à elle-même. Continuer, même lorsque cela devenait pénible, faisait partie de sa ligne de conduite. Odile évoque aussi la manière dont certaines pratiques, comme la gymnastique, initialement vécues comme des efforts presque insurmontables, ont fini par devenir des sources de plaisir et d’équilibre.
Dans son parcours professionnel, elle s’est imposé une dynamique exigeante : ne jamais rester plus de trois ans dans les mêmes responsabilités. Cette décision, bien qu’alignée avec ses valeurs, l’a confrontée à de nombreux défis. Donner satisfaction, refuser de se saboter, continuer à bien faire malgré l’envie de changement… tout cela a demandé une grande force intérieure. À plusieurs reprises, pour tenir, elle a même choisi de se confier des missions supplémentaires, consciente que cela pouvait être un piège, mais aussi un moyen de rester en mouvement.
Au fil de ce récit, Odile met des mots sur une réalité souvent invisible : la persévérance n’est pas toujours héroïque ou spectaculaire. Elle est parfois silencieuse, lourde, mentale. Mais elle permet, sur le long terme, de rester debout et fidèle à soi-même.