Pourquoi je n’ai aucun souvenir de mon enfance


Gaëlle s’interroge sur les trous de mémoire qui entourent son enfance. Elle raconte ce sentiment troublant de savoir, sans en avoir la moindre trace consciente, qu’elle a forcément vécu de bons moments. À travers de vieilles photos, elle tente de reconstituer son passé : un camping, une guitare, la dune du Pilat… des lieux qu’elle voit mais dont elle ne garde aucun souvenir, comme s’ils appartenaient à la vie de quelqu’un d’autre.

Gaëlle explore cette absence de souvenirs avec lucidité et sensibilité. Elle se demande pourquoi même les moments heureux semblent avoir disparu, et si les souvenirs douloureux n’auraient pas pris toute la place. Peu à peu, elle parvient à se rappeler certains détails très précis : l’appartement de son enfance, la salle de jeux remplie de jouets, le papier peint, les espaces familiers. Mais lorsqu’il s’agit des moments partagés avec ses parents, le vide demeure.

Un souvenir, en revanche, reste gravé : celui d’un incendie survenu dans l’appartement, au moment du divorce de ses parents. Une scène marquante, presque intacte dans sa mémoire, qui contraste avec l’effacement du reste. À travers cette histoire, Gaëlle met en lumière la complexité du cerveau humain, sa capacité à protéger, à effacer ou à figer certains souvenirs.

Un témoignage profond sur la mémoire, l’enfance, les traumatismes invisibles et cette quête intime de compréhension de soi.