Georges se confie sur une part essentielle de sa personnalité : son hypersensibilité. Depuis toujours, il vit les choses « à fleur de peau », avec des émotions intenses qui prennent parfois le dessus. Longtemps, il a considéré cette hypersensibilité comme un défaut, un poids, voire un véritable boulet qui lui a joué de mauvais tours dans des moments clés de sa vie.
Il raconte notamment comment cette sensibilité exacerbée lui a fait perdre ses moyens là où il aurait eu besoin de sang-froid, en particulier lors de situations de forte pression. Pourtant, au fil de son récit, une contradiction apparaît : lorsque Georges évoque des expériences concrètes, comme ses longs entretiens d’embauche pour intégrer l’entreprise Berlier, cette hypersensibilité semble avoir été non pas un obstacle, mais peut-être même un atout. Malgré son ressenti intérieur — le doute, la peur d’avoir été maladroit — il a finalement été recruté.
À travers cette introspection sincère, Georges interroge la frontière entre faiblesse et force. Est-ce que l’hypersensibilité condamne à subir ses émotions, ou peut-elle, dans certains contextes, devenir une richesse humaine ? Sans donner de réponse définitive, ce témoignage met en lumière le décalage entre ce que l’on croit être et ce que la vie nous montre réellement.
Une histoire intime, nuancée, qui invite chacun à repenser son rapport à la sensibilité, aux émotions et au regard que l’on porte sur soi-même.