Corinne partage avec sincérité son rapport complexe à la mort, à la perte et à la spiritualité. Sans dire qu’elle a une peur directe de mourir, elle reconnaît vivre une relation difficile avec cette idée, nourrie par la crainte de perdre les personnes qu’elle aime et de se retrouver un jour seule. À cette angoisse s’ajoutent les inquiétudes liées aux maladies, au vieillissement et aux fragilités du corps, qu’elle a du mal à accepter dans une société où la santé est souvent mise à l’épreuve.
La mort de son père a été un événement marquant dans sa vie. Cette épreuve douloureuse l’a amenée à porter un regard différent sur l’existence, sans pour autant bouleverser sa personnalité. Elle a progressivement pris conscience de l’importance des choses simples, de la présence, de l’humilité et du sens du bonheur au quotidien. Elle observe combien, dans la vie, les êtres humains ont tendance à se compliquer l’existence, à se laisser envahir par des tensions inutiles, alors que l’essentiel se trouve souvent dans l’instant et la relation à l’autre.
Corinne évoque également ses croyances spirituelles, qu’elle décrit comme multiples et parfois mêlées. Elle se définit comme catholique, tout en reconnaissant traverser des périodes de doute et de questionnement. Curieuse et ouverte, elle s’intéresse aussi à la culture bouddhiste et aux philosophies orientales, notamment pour leur approche globale du corps et de l’esprit, et leur manière de relier les maux physiques aux états émotionnels et psychiques.
À travers ce témoignage intime, Corinne partage une réflexion profonde sur la vie, la mort, la fragilité humaine et la quête de sens. Son récit invite à ralentir, à se recentrer sur l’essentiel, à accepter l’incertitude et à cultiver une relation plus consciente à soi-même et aux autres.