Annick : trouver sa voie, respecter ses valeurs et créer du lien
Dans ce nouveau témoignage, Annick revient sur son parcours de vie et sur les différentes étapes qui l’ont conduite vers l’animation sociale.
Enfant et adolescente, Annick rêvait de devenir archéologue. Passionnée par l’histoire ancienne, elle aurait aimé partir sur le terrain, participer à des fouilles et rechercher les traces du passé. Mais à son époque, ce métier était encore difficilement envisageable pour une femme, et ses parents ne l’ont pas encouragée dans cette direction. Un rêve abandonné qui reste aujourd’hui encore un petit regret.
Cette expérience a cependant profondément marqué sa manière de voir la vie. Elle a notamment choisi d’encourager ses propres enfants à suivre leurs envies et leurs aspirations.
Très timide durant sa scolarité, Annick était une élève studieuse et réfléchie. Son parcours professionnel aurait pu prendre une toute autre direction : elle envisage notamment de devenir comptable avant de poursuivre des études dans lesquelles elle découvre progressivement la psychologie, les relations humaines et l’accompagnement.
Après un bac économique et social et des études de droit interrompues par l’arrivée de ses enfants, Annick reprend plus tard une formation dans le domaine de l’animation et envisage de devenir éducatrice spécialisée.
Mais un événement va l’amener à prendre un autre chemin.
Après avoir réussi un examen d’entrée, on lui conseille de patienter avant d’intégrer la formation. Avec le recul, Annick comprend que cette décision lui a peut-être permis de prendre le temps de se reconstruire et d’avancer personnellement avant de pouvoir pleinement accompagner les autres.
Elle découvre alors l’animation sociale et trouve progressivement sa place auprès des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées et des publics fragiles.
Son parcours l’amène finalement à une conviction forte : il est essentiel d’aider les personnes à conserver leur autonomie et à s’appuyer sur ce qu’elles sont encore capables de faire, plutôt que de se focaliser uniquement sur leurs difficultés.
Il y a environ cinq ans, lorsqu’elle arrive dans la région de Mèze, Annick décide de se lancer en indépendante.
Un choix risqué financièrement, mais qui lui permet de travailler en accord avec ses valeurs, de développer ses propres projets et surtout de conserver sa liberté.
Pour Annick, le plus important n’est pas le titre que l’on porte, mais le sens que l’on donne à son travail.
Elle raconte notamment de petites victoires qui peuvent sembler anodines mais qui représentent énormément pour elle : une personne qui réussit à envoyer son premier e-mail, un enfant qui progresse grâce à une méthode adaptée, ou encore une personne âgée qui retrouve pendant quelques instants une émotion ou un souvenir.
Son rôle consiste aujourd’hui à créer du lien entre les personnes et les institutions. Elle accompagne celles et ceux qui peuvent avoir besoin d’un intermédiaire, d’un référent ou simplement d’une personne de confiance pour franchir certaines étapes.
Et lorsqu’elle évoque son plus beau souvenir professionnel, Annick raconte un moment particulièrement émouvant vécu auprès d’une femme atteinte de la maladie d’Alzheimer. Lors d’un atelier, une chanson fait soudain réagir cette femme jusque-là enfermée dans son monde. Une lumière apparaît dans son regard, ses lèvres commencent à bouger… Pour Annick, cet instant restera inoubliable.
À travers son témoignage, Annick parle finalement de bien plus que d’un métier.
Elle parle de choix de vie, de rêves abandonnés, de reconversion, de résilience, d’indépendance, de transmission, d’accompagnement et surtout de valeurs humaines.
Une histoire qui rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie et que, parfois, tous les chemins que l’on emprunte finissent par nous conduire exactement là où nous devons être.
🎥 Découvrez le témoignage complet d’Annick et son parcours de vie.