Vieillir, mourir, croire et laisser des souvenirs…
Patricia se livre sur des sujets profondément personnels : son rapport au vieillissement, son angoisse face à la mort, sa foi et ce qu’elle aimerait transmettre à ses enfants.
Vieillir est pour elle une réalité difficile à accepter. Ce n’est pas tant l’âge en lui-même qui la dérange que les transformations physiques qui l’accompagnent. Patricia essaie donc, autant que possible, de prendre soin d’elle et de retarder les effets du temps. Elle accorde également beaucoup d’importance au fait de rester autonome intellectuellement et de pouvoir continuer à réfléchir et à profiter pleinement de ses capacités.
Mais c’est surtout la mort qui représente pour elle une véritable source d’angoisse. Elle préfère éviter d’y penser et utilise parfois l’humour, notamment avec sa fille, pour aborder ce sujet qui lui fait peur.
Certaines expériences de son enfance ont contribué à construire cette peur, notamment la disparition de sa grand-mère paternelle alors qu’elle n’avait que sept ans. Plus tard, certaines lectures et les récits de son entourage ont également renforcé ses inquiétudes.
Pourtant, Patricia trouve une forme d’apaisement dans sa foi. Catholique et croyante, elle est convaincue que la mort ne signifie pas nécessairement la disparition totale de ce que nous sommes. Elle croit qu’il existe « quelque chose » après la mort et que l’âme poursuit son chemin.
Les témoignages rapportés dans sa famille autour de voyantes et de messages attribués à des personnes disparues ont également contribué à renforcer cette conviction, même si Patricia reconnaît avoir longtemps été sceptique.
Elle trouve aussi du réconfort dans l’idée que la médecine peut aujourd’hui accompagner la fin de vie et soulager les angoisses d’une personne lorsqu’elle approche de la mort.
Enfin, Patricia évoque ce qu’elle aimerait véritablement laisser derrière elle.
Pas des biens matériels, mais des souvenirs heureux.
Elle aimerait que ses enfants se souviennent de leurs vacances, de leurs voyages, des moments de fête, des éclats de rire et de tous ces instants de bonheur vécus ensemble.
Lorsqu’ils regarderont les albums photos, elle espère qu’ils retrouveront avant tout la joie d’avoir partagé ces moments.
Parce qu’au fond, Patricia aimerait que son souvenir reste associé non pas à la tristesse de sa disparition, mais à la vie, au bonheur et aux moments heureux passés en famille.