Aleksandra : ne jamais juger une personne sans connaître son histoire
Dans cet entretien, Aleksandra parle de sa vision des relations humaines, de l’amitié et du regard que nous portons sur les autres.
Ce qu’elle apprécie avant tout chez une personne ? Le naturel et le respect. Aleksandra aime les gens qui restent eux-mêmes, qui ne cherchent pas à donner une image artificielle et avec lesquels il est possible de parler librement.
Entrepreneure, elle a eu l’occasion de fréquenter différents réseaux professionnels, mais elle se reconnaît peu dans les soirées où chacun semble vouloir afficher une réussite ou un statut. Elle préfère les rencontres authentiques, celles où l’on peut parler aussi bien de travail que de la vie, des expériences personnelles ou de tout autre sujet.
Pour elle, l’essentiel est de pouvoir entrer en contact avec l’être humain qui se trouve en face d’elle, sans se préoccuper de son statut social, de son métier ou de son parcours.
Cette philosophie explique également ce qu’elle supporte le moins : les personnes qui se croient supérieures aux autres, qui jugent, rabaissent ou parlent mal à ceux qu’elles considèrent comme différents.
Aleksandra raconte notamment une expérience vécue lorsqu’elle accompagnait des demandeurs d’emploi. Cette période lui a appris une nouvelle fois combien il était important de regarder les personnes au-delà de leurs difficultés, de leur niveau scolaire ou de leurs éventuelles erreurs.
Elle refuse particulièrement l’idée de cataloguer les jeunes en fonction de leur parcours scolaire. Elle évoque ces personnes auxquelles on a parfois répété qu’elles étaient « nulles » et qu’elles ne pouvaient pas faire autre chose. Pour elle, aucun métier n’est un « sous-métier » et chacun doit pouvoir choisir son chemin en fonction de ses envies et de ses capacités.
Son message est clair : avant de juger quelqu’un, il faut essayer de comprendre son histoire.
Lorsqu’elle parle d’amitié, Aleksandra recherche avant tout la confiance, le plaisir de se retrouver et la possibilité de compter les uns sur les autres. Elle n’a pas besoin de voir ses amies en permanence. Chacune peut avoir sa vie, ses occupations et ses priorités. L’essentiel est de garder le lien et de savoir que l’autre sera là lorsque cela compte.
Ses amies, elle les décrit comme très différentes les unes des autres, mais toutes semblent apprécier son tempérament bien affirmé. Elles pourraient la qualifier de « tornade », tout en reconnaissant son investissement, son écoute et sa disponibilité.
Enfin, Aleksandra évoque les plus belles rencontres de sa vie. Elles sont souvent arrivées lorsqu’elle ne les attendait pas. Certaines personnes sont entrées dans son existence discrètement, parfois avec des défauts qu’elle remarquait immédiatement. Mais ces différences ont finalement joué le rôle d’un miroir et ont permis de révéler de nombreux points communs.
Un témoignage sincère sur l’authenticité, le respect, l’amitié, le refus des préjugés et la nécessité de regarder chaque personne comme un être humain avant de la réduire à son statut ou à son parcours.