Une entreprise familiale au cœur du Beaujolais

Georges revient sur son parcours au sein de l’entreprise familiale fondée par son père, une société de transport devenue emblématique dans le Beaujolais. Très jeune, après son certificat d’études, il intègre l’entreprise comme agent technique et participe à l’entretien et à la maintenance d’un parc d’une vingtaine de cars.

Pendant plusieurs années, Georges travaille aux côtés de son père, qui espère secrètement qu’il reprenne un jour l’activité. Mais lorsqu’il choisit de partir pour poursuivre sa carrière ailleurs, notamment chez Berliet puis à l’étranger, la rupture est difficile à accepter pour son père. Ce départ laisse un goût amer, avant de laisser place, avec le temps, à une profonde fierté paternelle.

Georges raconte aussi pourquoi aucun membre de la fratrie n’a repris l’entreprise : au-delà de la conduite, elle exigeait des compétences techniques que peu possédaient. L’activité a finalement été vendue, mais elle n’a pas disparu. Elle s’est poursuivie sous un autre nom, perpétuant un héritage profondément ancré dans la mémoire collective.

Le cœur de l’entreprise reposait sur le transport scolaire. Chaque matin, des dizaines d’enfants étaient conduits à l’école depuis les villages alentours. Le week-end et pendant les vacances, les cars prenaient la route de toute l’Europe, de l’Italie au Portugal. Des générations entières se souviennent encore de ces cars qui ont marqué leur enfance.

À travers ce récit, Georges partage une page d’histoire locale, faite de transmission, de choix de vie, de fierté familiale et de souvenirs collectifs.