Catherine revient sur un lourd secret familial qui l’accompagne depuis de nombreuses années.
Elle évoque d’abord ses soupçons concernant son père et une jeune femme de son entourage familial. Cette femme, qui avait tenté de mettre fin à ses jours à l’âge de 19 ans, avait ensuite été diagnostiquée comme paranoïaque et schizophrène. Catherine a toujours pensé qu’un événement traumatique avait pu se produire avant cette tentative et que son père pouvait être impliqué, sans toutefois avoir jamais pu établir avec certitude ce qui s’était réellement passé.
Des décennies plus tard, alors que la famille n’avait plus de nouvelles de cette femme depuis très longtemps, un courrier de la police vient bouleverser Catherine. Sa cousine lui fait parvenir une copie d’une ancienne lettre écrite par son père, dans laquelle celui-ci semblait lui fixer un rendez-vous.
Pourquoi cette lettre ? Pourquoi maintenant ? Qu’avait voulu lui faire comprendre sa cousine ?
Catherine regrette de ne pas avoir pris le temps de lui écrire pour lui poser directement ces questions. Quelques mois plus tard, sa cousine décède. Elle apprend ensuite que celle-ci avait également tenté de reprendre contact avec son frère peu avant sa mort.
Cette disparition laisse Catherine avec de nombreuses interrogations et surtout un immense regret : celui de ne jamais avoir pu lui dire qu’elle la croyait et lui demander pardon au nom de sa famille si quelque chose de grave avait réellement eu lieu.
Au fil de son récit, Catherine évoque également une expérience personnelle vécue lorsqu’elle était adolescente. Son père, qui était photographe, avait voulu la photographier dans un style inspiré de David Hamilton. Alors qu’elle était encore très jeune, la situation lui a progressivement semblé malsaine et son père lui aurait demandé de se déshabiller. Catherine a refusé et a cherché à réveiller son frère.
Elle raconte ensuite le silence qui a entouré cet épisode lorsqu’elle en a parlé à sa mère.
Pour Catherine, ces expériences font écho à une question essentielle : que deviennent les traumatismes lorsqu’une famille choisit de ne pas en parler ?
Elle considère que les secrets familiaux peuvent faire énormément de mal, particulièrement aux enfants. Pour elle, cacher certaines vérités ne permet pas nécessairement de protéger les générations suivantes. Au contraire, le silence peut parfois laisser derrière lui des blessures qui se transmettent de génération en génération.
Aujourd’hui, Catherine porte encore cette histoire avec elle. Elle ne sait pas exactement ce qui s’est passé et ne prétend pas détenir toutes les réponses.
Mais elle sait une chose : elle aurait aimé avoir le courage ou simplement l’occasion de parler à sa cousine avant qu’il ne soit trop tard.
Un témoignage bouleversant sur les secrets de famille, le silence, les traumatismes, le doute et le poids des regrets.