May-Cécile : entre la France et les Seychelles, à la recherche de ses repères

Pour May-Cécile, les racines familiales sont profondément liées à son histoire et à son enfance aux Seychelles.

Issue d’une famille nombreuse, elle a grandi au sein d’un entourage particulièrement présent du côté maternel. Sa grand-mère avait eu douze enfants et les liens entre tantes, oncles, frères, sœurs, cousins et cousines faisaient partie de son quotidien. Mais au fil des années, les décès et les éloignements ont progressivement transformé cette grande famille.

Installée en France depuis vingt-cinq ans, May-Cécile évoque notamment la place essentielle qu’occupait sa mère dans ses fondations. Avec ses trois frères et sa sœur, elle formait le noyau familial autour duquel s’organisait sa vie. La disparition de son père, puis celle de sa mère, ont profondément bouleversé cet équilibre et modifié son rapport à ses origines.

Aujourd’hui, lorsqu’elle retourne aux Seychelles, elle ne retrouve plus tout à fait les mêmes repères. La maison familiale a changé, certains proches ne sont plus là et le sentiment d’appartenance à cette famille s’est transformé.

Mais il existe désormais un lieu incontournable dans chacun de ses voyages : la tombe de sa mère. C’est le premier endroit où elle se rend après son arrivée, et le dernier qu’elle visite avant de repartir. Un rituel intime qui lui permet de se reconnecter à son histoire, à ses souvenirs et à celle qui a longtemps été le pilier de sa famille.

À travers ce témoignage, May-Cécile partage avec sensibilité ce que signifie perdre ses repères familiaux, vivre loin de son pays d’origine et chercher, malgré les absences, un endroit où retrouver ses racines.

Parfois, les fondations d’une vie ne sont pas seulement une maison ou une famille réunie. Elles peuvent aussi tenir dans un lieu, un souvenir et un lien qui continue d’exister malgré l’absence.