Bruno raconte son parcours musical, profondément marqué par son héritage familial. Issu d’une famille de musiciens — avec un grand-père violoniste et un père clarinettiste à haut niveau dans une musique municipale — il grandit dans un univers où la musique occupe une place importante.
Très jeune, il entre au conservatoire avec l’envie de jouer de la trompette. Mais avant de toucher à un instrument, il doit passer par l’étape incontournable du solfège. À seulement neuf ans, il enchaîne les journées d’école et les cours du soir plusieurs fois par semaine. Le solfège devient pour lui une seconde école, rigide et exigeante, faite de lectures de notes, de rythmes et de dictées musicales. Malgré ses efforts et plusieurs années de pratique, il vit cette période comme un véritable poids.
Le jour du choix de l’instrument, son rêve de trompette s’effondre : la classe est complète. On lui propose alors le cor d’harmonie. Il accepte, un peu par défaut. Il progresse, joue pendant quatre ans, acquiert un niveau honorable… mais le plaisir est progressivement étouffé par la pression scolaire et un sentiment de solitude musicale.
Un examen mal vécu, des paroles blessantes d’un professeur déçu et l’absence d’intégration dans un orchestre finissent par entamer sa motivation. Bruno réalise qu’il ne se projette plus dans cet apprentissage contraignant et décide finalement d’arrêter.
À travers ce témoignage sincère, il évoque la transmission familiale, la pression des attentes, les rêves contrariés et la difficulté de trouver sa place dans un système parfois trop rigide. Une histoire qui parlera à tous ceux qui ont connu une passion freinée par le cadre ou les circonstances.