Philippe partage un témoignage intime et chaleureux sur ses grands-parents, figures centrales de son enfance et de sa construction personnelle. S’il avoue avoir oublié certaines dates, notamment celles de leur disparition, les souvenirs, eux, sont restés profondément ancrés en lui.
Il évoque un couple soudé et inséparable, marqué par le caractère bien trempé de sa grand-mère Yvette et le calme imperturbable de son grand-père. À leurs côtés, Philippe découvre très tôt l’amour de la nature, des grands espaces et des traditions locales : les cueillettes de champignons et d’asperges sauvages, les balades sur le plateau du Larzac, les retours chargés d’émotion dans la vallée de la Sorgue, terre familiale empreinte de mémoire.
La transmission passe aussi par la vie quotidienne : les marchés des Arceaux à Montpellier, où Yvette, connue de tous, marchandait chaque prix avec énergie et malice. Des scènes simples, parfois drôles, mais riches de sens, qui racontent une époque, un caractère et un art de vivre.
Du côté de son grand-père, Philippe hérite d’autres passions : le vélo, le sport et surtout le football. Entre l’histoire familiale liée à un ancien magasin de cycles à Montpellier et le travail à la raffinerie de Frontignan, toujours parcouru à vélo, se dessine le portrait d’un homme passionné et travailleur. C’est également grâce à lui que Philippe devient supporter du Montpellier Hérault, une passion qu’il revendique encore aujourd’hui.
À travers ce récit, Philippe rend hommage à la transmission, à la mémoire familiale et à ces petits héritages invisibles qui façonnent une vie.