Accompagner la mort des autres… et accepter la sienne


Yvon partage sa vision intime de la mort, façonnée par des années passées à accompagner celles des autres dans le cadre de son travail. Pour lui, la mort fait partie d’un apprentissage naturel : on est d’abord confronté à celle des autres avant d’être face à la nôtre.

Il raconte le défi d’être présent et attentif auprès des personnes endeuillées, conscient de la fragilité et de l’importance de ces moments. Quant à sa propre mort, Yvon l’envisage avec calme. Elle se rapproche, dit-il, comme pour tout le monde, mais sans susciter chez lui la moindre angoisse. La manière dont elle viendra ne l’intéresse pas : il juge inutile de s’en préoccuper.

Interrogé sur l’idée de laisser une trace, Yvon surprend par sa simplicité. Il confie qu’il n’attend rien, et qu’être oublié ne le dérange pas. Il raconte avec humour l’unique “empreinte” qu’il aimerait laisser : avoir été celui qui a mis le cierge pascal sur roulettes dans son église.

Pour le reste, il estime que la mémoire qu’on laisse n’a pas d’importance. Ce témoignage offre une réflexion profonde sur l’humilité, la mort et l’acceptation sereine du passage de la vie.