Vieillir sans se sentir vieux

Jack livre une réflexion intime et sincère sur la vieillesse, la mort et les croyances. Il évoque le décalage qu’il ressent entre son âge réel et l’image qu’il a de lui-même : malgré le temps qui passe, il continue à faire des projets et ne se sent pas vieux dans sa tête.

Jack aborde ensuite son rapport à la mort, qu’il reconnaît redouter profondément. Plus que la mort elle-même, c’est la dégradation physique qui l’angoisse. Il revient sur un épisode marquant de sa vie : une grave double infection pulmonaire survenue en 2018, qui l’a conduit en réanimation. Lors de ce transfert d’urgence, il a vécu une expérience troublante, à la frontière de la perte de conscience, qu’il assimile aujourd’hui à une possible expérience de mort imminente. Paradoxalement, cet événement l’a davantage rassuré que terrorisé, tout en renforçant sa vigilance face aux gestes impulsifs dans les périodes de grande fragilité.

La discussion se poursuit autour des croyances. Jack raconte son enfance marquée par l’Église catholique et le chant choral, une expérience qui lui a transmis le goût de la musique mais aussi suscité des interrogations profondes. Il se définit aujourd’hui comme philosophiquement matérialiste, avec une pensée structurée par une démarche scientifique. Curieux de l’organisation de la matière, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, il s’intéresse davantage aux lois de l’univers qu’aux dogmes.

Franc-maçon, Jack côtoie des personnes aux croyances variées. S’il ne se reconnaît pas dans l’idée d’un « Grand Architecte », il n’exclut aucune hypothèse et reste ouvert aux découvertes futures de la science. Pour lui, le sens se trouve avant tout dans l’humain : comment vivre ensemble, partager, et construire un avenir commun.

Une parole rare, profonde et nuancée, qui invite à réfléchir sur la finitude, la conscience et notre place dans le monde.