Jean partage un témoignage sur son rapport à la mémoire, à l’anxiété et à la résilience. Marqué par de nombreuses épreuves au cours de sa vie — violences, combats personnels et événements difficiles — il revient sur un épisode médical déterminant survenu en 2002 : un AIT, assimilé à un AVC, qui s’est manifesté par un ictus amnésique.
Jean raconte ce moment troublant où, rentrant du travail en voiture, il a soudainement perdu tous ses repères. Il ne savait plus d’où il venait ni où il allait, et pourtant son corps et ses automatismes l’ont ramené jusqu’à chez lui. Une expérience aussi brève qu’angoissante, confirmée par des examens médicaux, qui a profondément modifié son rapport à la mémoire et au temps.
Depuis cet épisode, Jean vit avec une vigilance constante. Il teste régulièrement sa mémoire, surveille ses capacités cognitives et lutte contre une anxiété parfois envahissante, consciente du risque d’entrer dans un cercle vicieux où la peur elle-même devient un facteur de fragilité.
Pour faire face, il a choisi l’action. Le théâtre est devenu un outil de reconstruction et de stimulation mentale. Apprendre des textes, incarner des personnages, se confronter à la scène lui a permis de travailler sa mémoire autrement, tout en retrouvant du plaisir et de la confiance. À cela s’ajoutent des exercices quotidiens : jeux de lettres, activités intellectuelles, entraînement cérébral, autant de moyens pour entretenir ses neurones.
À travers ce récit, Jean livre un message fort sur l’importance de prendre soin de sa santé mentale, de rester actif intellectuellement et de transformer l’épreuve en moteur de reconstruction.