Dans ce nouvel épisode de Raconte-moi, Séraphin partage son expérience et son regard sur la relation parfois complexe entre la police et la population.
À travers plusieurs exemples tirés de son parcours professionnel, il aborde une question essentielle : faut-il attendre de la reconnaissance lorsque l’on exerce un métier au service des autres ? Pour lui, la réponse est claire : il faut avant tout faire son travail avec sérieux et professionnalisme, en acceptant que les réactions du public soient toujours différentes. Certains seront satisfaits, d’autres mécontents, tandis que beaucoup considéreront simplement que le travail accompli est normal.
Séraphin explique ensuite pourquoi la relation entre les policiers et les citoyens est parfois difficile à construire. Il prend notamment l’exemple des victimes de cambriolages, pour lesquelles un objet retrouvé peut avoir une valeur sentimentale bien supérieure à sa valeur financière. À l’inverse, certaines personnes préféreront une indemnisation plutôt que de récupérer leurs biens. Derrière chaque situation se cachent des attentes et des histoires personnelles différentes.
Il revient également sur son expérience à Montpellier, où il avait travaillé sur l’amélioration de l’accueil du public et la gestion des temps d’attente. Il évoque notamment les difficultés rencontrées par les personnes victimes d’infractions, qui attendent souvent une réponse immédiate alors que les contraintes du travail policier ne permettent pas toujours de répondre à leurs attentes.
Une partie importante de son témoignage concerne la prise en charge des victimes d’agressions physiques, de violences faites aux femmes ou de violences sexuelles. Séraphin explique la différence entre le rôle du policier, dont la mission est de recueillir les éléments nécessaires à l’enquête et d’identifier l’auteur des faits, et celui du psychologue, qui accompagne la personne dans sa souffrance et son traumatisme.
Il souligne ainsi l’intérêt de la collaboration entre policiers et psychologues, qui permet à chacun de mieux comprendre les besoins et les réactions de l’autre.
Enfin, il évoque le paradoxe de notre rapport à la police : une personne peut être satisfaite de son intervention lorsqu’elle est victime, mais conserver une image négative des forces de l’ordre après avoir reçu une contravention ou avoir été verbalisée sur la route.
Un témoignage riche de réflexions sur les relations humaines, les attentes des victimes, les missions de la police et les difficultés d’un métier où la reconnaissance n’est jamais acquise.
Raconte-moi : des expériences, des regards et des parcours de vie, racontés par celles et ceux qui les ont vécus.