Pourquoi une non-croyante est allée à Lourdes

Lysiane partage un témoignage intime et nuancé sur son rapport à la foi, à la religion et à la spiritualité. Élevée dans une famille catholique pratiquante, elle a reçu une éducation religieuse complète : catéchisme, communions, confirmation, pèlerinages, vie paroissiale. Pourtant, malgré cet ancrage, Lysiane explique qu’elle n’a jamais réellement eu la foi. Elle ne croit pas en Dieu, ni dans une religion en particulier, tout en respectant profondément les croyances de chacun.

Aujourd’hui, Lysiane dit croire avant tout en l’humain, en la vie et en la capacité des personnes à se respecter et à vivre ensemble, quelles que soient leurs convictions. Les notions de paradis, d’enfer ou de miracle ne font pas partie de son système de croyances. Son rapport à la spiritualité est personnel, libre, et détaché des religions institutionnelles.

Pourtant, à un moment de sa vie marqué par la maladie, Lysiane ressent un besoin intérieur inattendu : se rendre à Lourdes. Non pas pour prier ou demander une guérison, mais pour se ressourcer. Lors d’un voyage familial, elle s’y arrête, visite le sanctuaire et ramène de l’eau de Lourdes, non bénite, qu’elle décide ensuite d’offrir à son entourage.

Ce geste simple provoque des réactions bouleversantes. Certaines personnes, profondément croyantes, sont très émues, certaines pleurent. Lysiane n’avait pas anticipé l’intensité de ces émotions. Cette expérience la marque durablement et l’amène à réfléchir à la portée symbolique des lieux, des gestes, et à ce qu’ils réveillent chez chacun.

À travers ce récit sincère, Lysiane interroge la foi, la transmission, la liberté de croire ou de ne pas croire, et rappelle que l’essentiel réside parfois simplement dans la foi en la vie, le respect de l’autre et la force des émotions humaines.