Nicole parle avec une grande franchise de son rapport à la mort. Depuis toujours, elle sait qu’elle fait partie de la vie et qu’elle arrivera un jour. Sa propre mort ne l’effraie pas. Elle l’accepte sans angoisse, sans révolte, comme une évidence. Ce n’est pas mourir qui lui fait peur, mais la souffrance et la perte de ceux qu’elle aime.
Nicole revient sur l’épreuve la plus douloureuse qu’elle ait traversée récemment : la mort de sa nièce, Françoise, emportée par un cancer du pancréas. Une maladie qu’elle décrit comme une véritable horreur, marquée par une fin de vie très difficile. Leur lien était profond, presque fusionnel, au point que Nicole la considérait comme sa propre fille. Cette disparition a été un déchirement immense.
Elle raconte aussi l’impuissance face à la maladie, le désir viscéral de pouvoir sauver l’autre, quitte à donner une partie de soi. Si cela avait été possible, Nicole aurait offert son pancréas sans hésiter. À travers ce témoignage bouleversant, elle met des mots sur une vérité souvent tue : ce n’est pas la mort en elle-même qui est la plus difficile à accepter, mais la souffrance des proches et l’absence qu’ils laissent derrière eux.
Un récit fort, brut et profondément humain sur le deuil, l’amour familial et l’acceptation de la finitude.