Luisa revient sur un moment clé de son parcours professionnel et politique. Femme issue de l’immigration, elle raconte comment son identité a d’abord été un frein, un motif de blocage implicite, exprimé non pas dans des cadres officiels mais de manière insidieuse, lors de conversations informelles, hors de tout cadre réglementé.
Face à une situation contraire à ses valeurs, Luisa a fait un choix clair : refuser de baisser la tête, refuser de se renier, et partir. Un choix rapide, assumé, sans regret, qui lui a permis de rester fidèle à ses convictions. Elle explique pourquoi elle refuse la posture de victime et préfère rompre avec des systèmes qu’elle juge injustes plutôt que d’y participer.
Avec le recul, elle observe une inversion troublante : ce qui était autrefois un motif d’exclusion est devenu, dans certains contextes, un critère « à la mode », notamment en politique, au nom de la parité ou de la diversité. Luisa interroge alors le sens réel de ces pratiques : doit-on juger une personne sur son origine, son genre, ou sur ses compétences, son travail et ce qu’elle apporte réellement à la société ?
Ce témoignage pose une question essentielle sur le monde du travail, la diversité, les discriminations visibles et invisibles, et la nécessité de regarder les individus pour ce qu’ils sont, au-delà des étiquettes.