Jean-François partage une réflexion sur les racines, l’identité et l’ouverture au monde. Attaché à ses origines du Nord, qu’il continue de cultiver en y retournant chaque année, il se définit aussi comme un véritable citoyen du monde. Ayant vécu dans plusieurs pays, il défend une vision ouverte et curieuse de la société, nourrie par les échanges culturels et humains.
Jean-François déplore le repli sur soi et les formes de « clocherisme » encore très présentes en France. Il s’inquiète de l’intolérance face à la différence et rappelle que les êtres humains naissent libres et égaux, même si les origines deviennent trop souvent un prétexte à la stigmatisation. Pour lui, l’« autre » — qu’il soit étranger ou simplement venu d’ailleurs — représente avant tout une richesse, une source d’apprentissage et un levier de progrès collectif.
À travers l’exemple des États-Unis, pays façonné par l’immigration, il souligne combien la diversité peut être une force. Il met également en garde contre la montée des nationalismes, qu’il considère comme une mauvaise réponse à des problèmes sociaux bien réels. Selon lui, la délinquance et les tensions sociales ne sont pas liées aux origines, mais à la précarité et aux conditions de vie.
Jean-François insiste sur le fait que l’intégration passe avant tout par l’accès au travail, à la dignité et à des conditions de vie décentes. Refuser l’ouverture, c’est selon lui courir un risque identitaire majeur et s’enfermer dans de fausses solutions. Il illustre enfin son propos avec l’exemple du Brexit, dont les conséquences économiques et sociales montrent, à ses yeux, les limites concrètes des politiques de repli.
Une parole engagée et nuancée, qui invite à repenser l’identité non pas comme une frontière, mais comme un espace de rencontre.