Pourquoi le foyer et la famille n’ont jamais été centraux pour moi

Mark livre un témoignage brut, sans détour, sur son rapport au foyer, à la famille et à la société. Bourlingueur dans l’âme, il explique ne jamais s’être réellement attaché à l’idée de foyer ou de vie familiale traditionnelle. L’absence d’enfants n’a pas été un choix, mais le résultat des circonstances de la vie, qu’il a fini par accepter avec lucidité. Avec le recul, il estime même qu’il n’était sans doute pas fait pour ce rôle, conscient de son caractère exigeant et de sa vision rigoureuse de l’éducation.

À travers de nombreux souvenirs personnels, Mark partage une vision du monde façonnée par l’effort, le travail et la débrouillardise. Il raconte comment, plus jeune, rien ne lui a été donné : son premier vélo, il l’a restauré lui-même ; ses projets, il les a financés par son travail ; sa première voiture, il l’a achetée grâce à des années de petits boulots, de gardes de nuit et de sacrifices durant son service militaire. Chaque étape de sa vie a été marquée par l’idée qu’il fallait mériter ce que l’on possédait.

Ce témoignage devient aussi une critique franche de la société actuelle, qu’il juge trop assistée et déconnectée de la valeur du travail. Mark s’inquiète d’une génération qu’il perçoit comme trop protégée, peu préparée aux difficultés et au manque. Selon lui, cette évolution fragilise les individus face aux coups durs de la vie.

Enfin, il exprime un profond soutien au monde agricole, qu’il estime abandonné et broyé par les logiques économiques et la grande distribution. Issu d’un milieu où le travail manuel était la norme, il rappelle combien ces expériences, aussi dures soient-elles, forgent le caractère et donnent des repères solides.

Un témoignage puissant et sans filtre sur l’effort, la responsabilité, la transmission et les transformations de notre société.