Mathilde raconte ses années de théâtre à Bruxelles

Dans cet épisode de Raconte-moi, Mathilde revient sur une période particulièrement importante de sa vie : ses années passées à Bruxelles dans une école de théâtre.

Elle garde de cette école un souvenir très particulier. Les locaux étaient loin d’être luxueux : certaines parties étaient désaffectées, les salles étaient froides, le bâtiment parfois délabré et les élèves pouvaient travailler jusqu’à minuit dans une immense halle. Pourtant, Mathilde en garde un souvenir formidable.

Pour elle, ces conditions parfois rudimentaires étaient même une chance. Comme tout n’était pas disponible, il fallait inventer, bricoler, créer et trouver des solutions. Une manière de travailler qui favorisait selon elle la créativité et l’imagination.

Plus jeune que la plupart des autres élèves, Mathilde avait une véritable soif d’apprentissage. Elle voyait les autres comme des grands frères et des grandes sœurs et a beaucoup appris à leurs côtés. Elle raconte aussi l’intensité particulière de ces années de théâtre : les rires, les larmes, les moments de tension, la fatigue, les grandes soirées de travail, mais aussi une formidable liberté.

Quatre années qu’elle considère encore aujourd’hui comme des « années bénies », une période de sa vie où elle a pu expérimenter, apprendre et vivre une aventure collective particulièrement forte.

Mathilde raconte également son amour de Bruxelles, une ville qu’elle a découverte à une époque où elle était encore très différente de celle qu’elle connaît aujourd’hui.

Elle évoque une capitale parfois dure, populaire, multiculturelle et chaotique, où de nombreuses communautés se mélangeaient. Elle vivait près de Matongé, quartier africain qu’elle affectionnait particulièrement, et se souvient des restaurants, des salons de coiffure, des rencontres et de cette incroyable diversité culturelle.

Elle venait d’un environnement beaucoup plus petit et a soudain découvert un monde nouveau, avec des langues, des cultures et des modes de vie différents.

Elle se souvient également de cette époque où la vie à Bruxelles était particulièrement abordable : un appartement autour de la place Flagey pour environ 300 euros par mois, de grandes soirées et une vie étudiante pleine de liberté.

Lorsqu’elle retourne aujourd’hui à Bruxelles, elle constate à quel point la ville a changé. Plus moderne, plus branchée et davantage réaménagée, elle ne ressemble plus tout à fait au Bruxelles qu’elle a connu.

Mais malgré ces transformations, Mathilde garde une affection profonde pour cette ville qui représente pour elle bien plus qu’un simple lieu d’études : Bruxelles, c’est une période de liberté, de découvertes, de rencontres et de construction personnelle.

Une nouvelle histoire à découvrir dans Raconte-moi, le projet de TV Mèze qui donne la parole aux parcours, aux souvenirs et aux expériences de celles et ceux qui acceptent de raconter une partie de leur vie.