Bruno raconte une histoire intime et bouleversante : celle de sa relation avec sa mère, marquée par la maladie psychiatrique, la souffrance et un amour profond, mais éprouvant. Décédée il y a sept ans dans des circonstances tragiques, sa mère a passé plus de quarante années entre hôpitaux, traitements, hauts et bas émotionnels. Une vie que Bruno juge aujourd’hui profondément injuste.
Depuis l’enfance, Bruno a grandi dans le réel, contraint de comprendre, de subir et d’assumer une responsabilité trop lourde pour un enfant. À seulement douze ans, il ira jusqu’à défendre sa mère seul, en prenant son vélo pour aller demander des explications à la direction de la poste de son village, convaincu que le travail pourrait la sauver.
Lors du décès de sa mère, Bruno ressent une tristesse immense, mais aussi un soulagement difficile à avouer. Celui d’avoir enfin déposé un poids, une obligation familiale qui l’a façonné pendant toute sa vie. Ce moment marque un basculement intérieur : la fin d’un combat sans fin et le début d’une liberté mentale tardive, mais essentielle.
Avec pudeur, respect et lucidité, Bruno témoigne d’un amour qui enferme autant qu’il relie, et de la difficulté de se construire quand on grandit trop tôt. Un récit sincère sur le deuil, la culpabilité, la loyauté familiale et la reconstruction de soi.