Dans ce nouvel épisode de « Raconte-moi », Catherine partage une réflexion intime sur la mort, le temps qui passe, la transmission et la manière dont on imagine la trace que l’on laissera derrière soi.
Catherine raconte que son rapport à la mort a profondément évolué depuis la disparition de ses deux parents, et notamment de sa mère. Mais cette réflexion a également été renforcée par les nombreux décès qui ont marqué son environnement proche.
Depuis son arrivée dans une petite rue où elle espérait construire des relations durables avec ses voisins, Catherine a vu plusieurs d’entre eux disparaître au fil des années. Trois ou quatre voisins sont ainsi décédés, une succession de pertes qu’elle a particulièrement mal vécue et qui a contribué, selon elle, à une période de dépression.
Ces disparitions, auxquelles se sont ajoutées celles de sa mère et de sa cousine, l’ont progressivement confrontée à une réalité qu’elle avait jusque-là moins envisagée : la nécessité de penser à sa propre fin de vie.
Avec son mari, Catherine a donc entrepris certaines démarches chez le notaire afin d’anticiper l’avenir et de protéger chacun d’eux. Elle constate que plusieurs de ses amis du même âge font aujourd’hui des démarches similaires.
Mais au-delà des questions pratiques, Catherine s’interroge aussi sur ce qu’elle laissera derrière elle. N’ayant pas eu d’enfant, elle se demande qui se souviendra d’elle. Elle reconnaît toutefois que l’image que les autres garderont d’elle ne lui appartient pas vraiment.
Elle aimerait simplement que l’on se souvienne d’elle comme d’une personne gentille, empathique, à l’écoute et passionnée.
Catherine évoque enfin ses croyances. Elle n’est pas croyante et ne croit pas en Dieu. Elle porte également un regard plutôt pessimiste sur l’être humain, tout en reconnaissant qu’il faut malgré tout continuer à avancer.
Un témoignage sincère et sans détour sur la mort, le vieillissement, les pertes, la transmission et cette étape de la vie où l’on commence à regarder différemment le temps qui reste.