Mathilde livre un témoignage sur son rapport au corps, à l’énergie intérieure et au regard des autres. Elle raconte comment elle n’a jamais vraiment aimé son corps, qu’elle percevait comme mou, loin de l’image des corps sportifs et actifs qu’elle admirait. Tout au long de sa vie, son corps a beaucoup changé : variations de poids, grossesses, deuils, bouleversements émotionnels. Autant d’étapes qui ont façonné son regard sur elle-même.
Mathilde évoque aussi l’impact puissant du regard des autres, qui évolue selon que l’on est mince ou corpulent, et comment cela influence la façon dont on se perçoit, dont on s’habille et dont on existe socialement. Cette réflexion l’accompagne depuis sa jeunesse et a même été l’un des premiers sujets de discussion avec son mari.
Depuis la maladie de sa mère, Mathilde a ressenti le besoin vital de canaliser une énergie intérieure très forte. Elle s’est alors tournée vers le sport, non pas pour transformer son apparence, mais pour se sentir mieux dans son corps et dans sa tête. Le sport est devenu un moyen d’évacuer la colère, la tension, l’excès d’énergie, et de retrouver un équilibre.
Aujourd’hui, elle ne parle pas d’un amour esthétique de son corps, mais d’un amour sensoriel et fonctionnel : sentir ses muscles se former, se sentir plus solide, plus endurante, plus vivante. Ce témoignage aborde avec justesse les thèmes du corps, de l’identité, de la transformation et de l’acceptation de soi, loin des injonctions et des standards.