Bruno partage son rapport très personnel aux biens matériels, à l’argent et à la notion de possession. Marqué par une enfance où les objets n’étaient pas une priorité, il explique comment une phrase de son grand-père — « Quand tu pourras, tu pourras te l’acheter » — a façonné sa manière de consommer. Chaque achat est pour lui une forme de reconnaissance de son parcours et de sa capacité à s’en sortir par lui-même.
Bruno reconnaît être parfois impulsif dans ses achats, notamment lorsqu’il s’agit de ses passions comme les guitares, les motos ou les objets de collection. Pourtant, il pose une règle claire : il ne dépense jamais de l’argent qu’il n’a pas. Il refuse les crédits à la consommation et veille à ne jamais mettre en danger son équilibre financier ni celui de ses proches. Il préfère transformer son argent en objets tangibles qu’il peut voir, utiliser et revendre si besoin, plutôt que de le laisser dormir sur un compte bancaire.
Il décrit sa collection comme une forme de « banque personnelle », un patrimoine mobile qui peut évoluer selon ses envies et ses projets. Il aime autant la recherche de la bonne affaire que l’objet lui-même, même s’il reconnaît parfois se laisser emporter par son intuition, quitte à prendre des risques. Malgré cela, ses nombreuses transactions, notamment à l’international, se sont presque toujours révélées positives, renforçant sa confiance et son goût pour l’aventure.
Bruno évoque également le rapport paradoxal qu’il entretient avec la possession : il peut aimer intensément un objet pendant un temps, puis ressentir le besoin de le remplacer, dans une logique de renouvellement et de compensation. Cette quête perpétuelle traduit un besoin de mouvement, de curiosité et de plaisir, plus que d’accumulation.
À travers ce témoignage, Bruno interroge notre rapport à la consommation, à la valeur des objets et à la liberté financière. Une réflexion authentique sur le plaisir, le risque, la confiance et le détachement matériel.