Philippe, enseignant, partage un témoignage sincère et sans fard sur la relation adulte-enfant, la transmission et les limites humaines dans le cadre scolaire. Animé par une profonde envie de rappeler aux enfants qu’ils sont amour, il s’interroge pourtant sur les moments où, sous la pression, la fatigue ou la blessure personnelle, cet amour peut se fissurer.
Il évoque avec honnêteté la fragilité des enseignants face à l’incompréhension des élèves. Une leçon longuement préparée, un enfant qui ne comprend pas, et c’est parfois toute l’estime de soi de l’adulte qui vacille. Cette blessure, souvent silencieuse, peut mener à des réactions disproportionnées : élever la voix, perdre patience, dire des mots qui dépassent la pensée.
Philippe raconte un épisode marquant où, pris dans le feu de l’action, il a tenu des propos blessants envers un élève pourtant respectueux et investi. Ce moment, anodin en apparence, laisse une trace profonde chez l’enfant. Grâce à l’intervention d’une mère, Philippe prend conscience de la violence de ses paroles et engage un véritable travail de réparation : reconnaître sa faute, s’excuser, nommer l’inadmissible et réaffirmer la dignité de l’enfant.
À travers ce récit, Philippe questionne la responsabilité éducative, la place de l’ego chez l’adulte, le poids des mots et l’importance de l’humilité. Un témoignage précieux sur l’éducation, la transmission, la bienveillance… et l’imperfection humaine.