On ne naît pas mère, on le devient

Marie partage une vision profondément humaine et libre de ce qu’est le foyer et de ce que signifie devenir mère. Pour elle, le foyer n’est pas une forme figée : c’est un centre, un point d’ancrage, une globalité qui peut exister dans toutes les configurations, y compris monoparentales. Ce qui compte, ce n’est pas la structure, mais le lien, la présence et le sens que l’on y met.

Elle déconstruit aussi l’idée d’un instinct maternel immédiat et universel. Selon Marie, cet instinct peut apparaître plus tard, se construire avec le temps. Elle évoque son propre parcours de jeune mère à 18 ans, sans élan maternel évident au départ, mais avec un attachement et une capacité à aimer qui se sont développés progressivement. Pour elle, ne pas ressentir cet instinct immédiatement ne fait pas de quelqu’un une mauvaise mère.

Marie est mère de trois enfants. Elle évoque avec émotion la perte de son premier enfant, décédé dans un accident de voiture, puis parle de Jean-Patrick, son deuxième, dont le parcours a été semé de difficultés avant de trouver aujourd’hui un équilibre familial et professionnel. Sa fille cadette, Marie-Laure, est récemment devenue mère à son tour, faisant de Marie une grand-mère comblée, et même arrière-grand-mère.

Les nombreux voyages et changements de vie qu’elle a connus ont toujours été partagés avec ses enfants. Cette mobilité leur a offert une grande ouverture au monde, une richesse culturelle qu’ils transmettent aujourd’hui à leur tour. Marie raconte avec fierté que sa fille parle déjà à son bébé en plusieurs langues, convaincue que cette ouverture est un héritage précieux.

Enfin, Marie se décrit comme une femme fantasque, libre et profondément bienveillante. Surnommée « la grand-mère rock’n’roll » par sa petite-fille, elle espère laisser à ses enfants et petits-enfants le souvenir d’une personnalité forte, joyeuse, respectueuse et aimante. Un témoignage lumineux sur la maternité, la transmission et la liberté d’être soi.