Lena-Rosa se confie sur ce que représentent pour elle le foyer, la maternité et la transmission.
Elle décrit le foyer comme un cocon, une bulle sécurisante qu’elle n’a pas toujours connue dans son enfance. Grandir dans une ambiance festive mais instable lui a laissé un manque : celui d’un refuge constant. Aujourd’hui, elle ressent un besoin puissant de recréer cet espace protecteur autour de son enfant, de son compagnon et de son quotidien. Son foyer est devenu un sanctuaire, parfois même au prix d’un certain isolement du monde extérieur.
La maternité, qu’elle imaginait douce et instinctive, s’est révélée être un véritable bouleversement. Entre la découverte de son corps pendant la grossesse, la nécessité de poser des limites, la fatigue extrême, l’allaitement éprouvant et la solitude des premiers mois, Lena-Rosa raconte une expérience faite de contrastes : un amour immense mêlé à des doutes profonds. Elle évoque sans filtre la remise en question, la peur de ne pas être suffisante et la difficulté de concilier son identité de femme, d’artiste et de mère.
Elle parle aussi de son cheminement intérieur : accepter de ne pas être parfaite, apprendre à lâcher prise, trouver un équilibre entre cadre et douceur dans l’éducation de sa fille. La question du féminin occupe une place centrale dans son récit. Face aux réactions de sa fille, qui rejetait certains codes associés au féminin, Lena-Rosa a été confrontée à ses propres représentations et à ce qu’elle transmettait inconsciemment.
À travers ce témoignage sincère, elle partage une réflexion profonde sur l’amour inconditionnel, la liberté d’être soi et la transmission. Ce qu’elle souhaite avant tout laisser à sa fille : le sentiment d’avoir été entendue, respectée et aimée pour ce qu’elle est réellement.
Une parole vraie sur la maternité moderne, les blessures du passé, la reconstruction et l’équilibre entre toutes les facettes d’une femme.