Magali raconte son parcours au sein d’une école catholique alors qu’elle n’était pas baptisée. En suivant le mouvement, le catéchisme et les rites religieux, elle finit par demander le baptême, sans réellement mesurer les contradictions qu’elle va peu à peu rencontrer.
Le moment de la communion marque une première rupture : entre règles symboliques et interdits très concrets, Magali vit une expérience confuse et douloureuse, faite d’injonctions contradictoires et d’une grande détresse émotionnelle. Malgré la beauté des messes en latin et le plaisir du chant, un malaise profond s’installe.
En grandissant, au collège, Magali commence à comprendre la politique, les rapports de pouvoir et les luttes idéologiques. Issue d’une famille très politisée, elle prend conscience de l’extrême radicalité religieuse de l’entourage qu’elle fréquente, notamment au sein de la famille de Marine. Entre discours religieux, pratiques oppressantes et haine politique assumée, l’incohérence devient insupportable.
Cette prise de conscience la conduit à tout arrêter. Avec le recul, Magali s’interroge aussi sur le destin de certains enfants de cet environnement ultra-catholique, notamment l’un d’eux, aujourd’hui homosexuel, et sur la violence silencieuse que ce cadre a pu représenter.
Un témoignage intime, lucide et bouleversant sur la foi, l’endoctrinement, la contradiction idéologique et l’émancipation personnelle.